Mis à jour le 28 septembre 2016
Le Parisien — 8 juin 2015

Le maire vent debout face aux anti-éoliens

« C'est vrai qu'ils peuvent hurler à Pécy, reconnaît Bartholet. Je peux le comprendre. Mais ils pourront s'exprimer lors de l'enquête publique. »

Par Sébastien Blondé

La Croix-en-Brie, ce samedi. Yves Bartholet (debout) oppose ses arguments à ceux des membres de la fédération anti-éolienne. Leur discours, ainsi que celui d’autres élus, ne l’ont pas convaincu de changer d’avis sur le projet d’éoliennes en préparation. (LP/Sé.B.)
La Croix-en-Brie, ce samedi. Yves Bartholet (debout) oppose ses arguments à ceux des membres de la fédération anti-éolienne. Leur discours, ainsi que celui d’autres élus, ne l’ont pas convaincu de changer d’avis sur le projet d’éoliennes en préparation. (LP/Sé.B.)

Rien n'y aura fait. Yves Bartholet, le maire (SE) de La Croix-en-Brie, reste fermement convaincu que le projet d'éoliennes en cours sur sa commune est d'intérêt général. Et ce, à l'issue d'une réunion publique organisée samedi dans son village, par l'association « Vent de liberté 77 », présidée par Stéphanie Dubos.

Cette dernière, comme une vingtaine d'autres familles, ne veut pas que les deux parcs de cinq machines prévus, viennent défigurer le paysage et apporter leur lot de nuisances. Durant la réunion qui a attiré une quarantaine de personnes, les anti-éoliens ont abordé toutes ces questions, jusqu'aux problèmes que les éoliennes engendreraient sur la santé. Malgré les interventions de Sébastien Coupas (DVD), maire de Rampillon et de Roger Denormandie (Les Républicains), maire de Montigny-Lencoup et président de la communauté de communes Bassée-Montois, le cartésien Yves Bartholet, ingénieur-informaticien de profession, campe sur ses positions, peu convaincu par le discours des membres de la fédération anti-éolienne.

Tant qu'il n'aura pas de preuves scientifiques ou d'études sur l'impact de ces machines, notamment sur la santé ou le prix de l'immobilier local (baisse de 30 % d'après les anti- éoliens), il ne changera pas d'avis : « On ne peut pas fonctionner que sur les craintes, dit-il. Ces éoliennes sont une opportunité de financement, de 80 000 € par an maximum. Ici, on est un petit village, nous n'avons pas de zone industrielle. Cet argent pourra servir à avoir une voirie plus sympa ou à refaire les jeux pour enfants. On a beaucoup d'investissements potentiels à faire, également avec la communauté de communes de la Brie nangissienne (NDLR : dont l'arrivée du numérique et le projet de maison de santé). »

Un argument qui peinera à convaincre à Pécy, commune située juste au Nord et membre d'une autre intercommunalité, les Sources de l'Yerres. Elle sera impactée visuellement, sans avoir les retombées financières. « C'est vrai qu'ils peuvent hurler à Pécy, reconnaît Bartholet. Je peux le comprendre. Mais ils pourront s'exprimer lors de l'enquête publique. »

La Croix-en-Brie, ce samedi. Yves Bartholet (debout) oppose ses arguments à ceux des membres de la fédération anti-éolienne. Leur discours, ainsi que celui d’autres élus, ne l’ont pas convaincu de changer d’avis sur le projet d’éoliennes en préparation. (LP/Sé.B.)
Photomontage réalisé par les anti-éolien. C’est ce que verrait un riverain depuis son jardin si le projet d’installations des éoliennes aboutissait. (DR.)

Le Parisien — 8 juin 2015